mercredi 23 juillet 2014

Michael mesure par laser les chaudrons

Michael contrôle la qualité des "chaudrons" des voitures du Francilien


Michael Gaymay effectue le relevé dimensionnel
du chaudron d'un francilien par mesure laser
pour un maximum de précision.


Michaël Gaymay supervise une équipe de huit contrôleurs qualité-fabrication dans les ateliers de chaudronnerie. Leur rôle : vérifier que les dimensions et les soudures des chaudrons sont conformes aux exigences de la SNCF. 

En tant que superviseur qualité, il est le représentant du client auprès de l’équipe de production. Il a aussi la connaissance des normes européennes, internationales et françaises.

"Il faut 45 heures pour contrôler les dimensions et les soudures de chaque véhicule, l’équivalent de 10 % du temps de production."

Le chaudron, c’est la structure métallique du véhicule, la "boîte" du train. Il correspond à la première étape de fabrication. Pour le réaliser, les chaudronniers soudent plusieurs sous-ensembles d’acier qui arrivent déjà bâtis : le châssis, les bouts, les faces, le pavillon…
Les contrôleurs sont aussi chargés d’inspecter les défauts visuels du chaudron, on parle de "planimétrie". 

Zoom sur un chaudron, sur lequel on voit les points de chauffe :
 une oeuvre d'art n'est-ce pas?

Cette étape est importante car toute déformation de structure ressortira une fois la caisse peinte. La détecter en chaudronnerie, c’est éviter les reprises ultérieures.

Chaudron de Francilien
Travail du métal sur la structure du train
Qu’aimez-vous dans le secteur de la chaudronnerie ?
Parmi tous les services où j’ai travaillé chez Bombardier, c’est la chaudronnerie que je préfère. J’aime l’acier, son bruit quand il est travaillé, la transformation des métaux… Ces métiers sont durs, mais comme dans tous les métiers de force, il y a beaucoup de solidarité entre opérateurs.
Travail d'équipe pour ajuster les tôles du chaudron
Qu’est-ce qui vous rend fier ?
Le "made in France" et la qualité de nos produits. Les véhicules actuels sont beaucoup plus sécuritaires, confortables et design que les anciens. On observe au fil des années que l’épaisseur des matériaux s’affine, mais que ceux-ci deviennent de plus en plus résistants.

Comment devient-on contrôleur qualité en chaudronnerie ?
Michael Gaymay aux commandes
avec son outil de mesure au laser
J’ai commencé comme opérateur de production, en bas de l’échelle, et grimpé tous les échelons avant de devenir superviseur. J’ai démarré en apprentissage avec un CQT (certificat de qualification technique) métaux en feuilles. Bombardier m’a accompagné dans mon évolution et mes formations.


J’ai obtenu le diplôme d’inspecteur international en soudage, le 237ème français. Ceux qui le détiennent sont des experts en inspection, je suis aussi certifié en contrôles non destructifs, autrement dit en techniques permettant de vérifier la qualité des soudures sans détériorer la pièce.





Crédits photos Samuel Dhote

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