mercredi 13 mars 2013

Culinaire peut rimer avec ferroviaire

Thierry en reportage à Crespin
Un photographe culinaire saisit la maîtrise des gestes dans les ateliers de trains

Habitué à côtoyer les cuisines des grands chefs, Thierry Vallier  répondait à deux critères: 1- de n'avoir jamais mis les pieds dans un atelier de fabrication ferroviaire, 2- d'être sensible aux métiers et aux gestes minutieux dans les ateliers du fait à la main. 



"Dans les cuisines comme dans les ateliers, on ressent la passion des équipes pour leur métier."






Qu'est-ce qui vous a frappé quand vous êtes arrivé sur le site de Bombardier à Crespin?
Tout d'abord, j'ai été impressionné par la taille du site et les immenses ateliers. 
Un train, c'est vraiment très GRAND!
















Un vrai dépaysement après les cuisines que vous fréquentez?
Très vite, j'ai réalisé que, comme dans les cuisines, il y avait une organisation méthodique, des personnes avec des tâches précises, une ambiance de travail concentrée, un timing à respecter, et un objectif commun. Personne ne peut se permettre de brûler une étape parce que tout le monde est lié dans cette grande équipe.  

Si les cuisiniers sont obsédés par l'hygiène et le plaisir des papilles de leurs convives, les salariés de Bombardier sont focalisés sur la sécurité et le confort des voyageurs. Au bout du compte, ils travaillent pour les gens.


Voyez-vous des points communs entre la production culinaire et ferroviaire?
Oui, il se passe beaucoup de choses en coulisses. Je me suis rendu compte que les étapes de fabrication des trains étaient certes les plus spectaculaires, mais, qu'avant tout cela, des centaines d'ingénieurs avaient planché sur leurs ordinateurs pour sortir des concepts, des plans, des logiciels. Je ne m'imaginais pas non plus autant d'essais et de tests avant la livraison du matériel au client. 


C'est comme en gastronomie, le chef expérimente et marie des ingrédients pour inventer des mets. Il choisit soigneusement ses produits frais. Ensuite, les équipes en cuisine mettent en œuvre avec technicité ; les spécialistes goûtent les sauces pour s'assurer de la qualité, avant d'envoyer les plats en salle.


Si vous aviez à comparer un train à un plat, lequel choisiriez-vous?
Entrer dans un Francilien, c'est comme croquer dans un mille feuilles aux groseilles, kiwis et agrumes, avec son coulis de fruits de la passion. Le plaisir des yeux, l'atmosphère apaisante  et le confort pour les voyageurs.


Vous avez l'air passionné?
Dans les cuisines comme dans les ateliers, on ressent la passion des équipes pour leur métier. Et le ferroviaire, c'est une vraie passion! Qui n'est pas attiré par les trains? Mon fils de 5 ans en est fou!



Cliquer ici pour découvrir le reportage photos de Thierry Vallier

Aucun commentaire:

Enregistrer un commentaire